À Voždovac, des files d’attente s’étaient formées bien avant l’ouverture des bureaux de vote à 7h00, le 25 octobre. L’atmosphère était joyeuse, et la plupart des électeurs tenaient leur carte d’identité d’une main et leur propre crayon de l’autre. Les réseaux sociaux alertaient depuis des jours sur le fait que le régime pourrait distribuer des stylos à l’encre effaçable. Paranoïaques ou non, les citoyens ne laissaient rien au hasard ; j’aurais presque pu prédire le résultat rien qu’en comptant les personnes tenant leur crayon. Des équipes mobiles, organisées par les étudiants ou formées spontanément par des voisins, surveillaient les irrégularités autour de chaque bureau de vote. Comme le dit le proverbe serbe, « même une mouche n’aurait pas pu passer ».
J’ai dépassé une file de plus de cent personnes en expliquant que j’étais attendu comme observateur ailleurs.Un grand-père grincheux a protesté : « Personne ne double ici ! », avant de me laisser passer avec un sourire en apprenant que j’étais observateur pour la Liste étudiante. À 7h30, j’avais voté, entourant le numéro 3 à plusieurs reprises avec mon propre stylo.
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L’article Blog • Du point de vue d’un observateur est apparu en premier sur Le Courrier des Balkans.

